
Depuis 1973, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites) a mis en place un système de trois annexes (I, II et III) pour classer les espèces les plus touchées par ce trafic. Les espèces classées en annexe I sont celles dont la survie est la plus compromise, entre d'autres termes celles qui sont menacées d'extinction. Le jaguar, le tapir de Baird, l'aigle harpie, le crocodile de Morolet ou la tortue blanche, présentée aujourd'hui (
Dermatemys mawii), sont quelques espèces emblématiques de l'Amérique centrale qui font partie de cette sinistre liste. Il y en a malheureusement plusieurs centaines d'autres...

Seule représentante de sa famille, la tortue blanche fréquente les eaux douces du sud du Mexique jusqu'au Honduras. Pouvoir photographier cette espèce dans son milieu naturel est devenu rare. Nous la rencontrons dans l'une des rivières qui découpent la forêt de Montes Azules. La tortue nage alors le long des berges, sans doute à la recherche d'un site pour pondre ses œufs car elle est en période de reproduction.

A peine la tortue repérée, le jeune mexicain qui pilote notre embarcation se jette à l'eau pour l'attraper et nous offre ainsi l'occasion de la photographier sous toutes ses coutures. Ce reptile est peu connu chez nous mais la qualité gustative de sa chair et de ses œufs l 'ont rendu plus célèbre en Amérique centrale, au point de menacer son avenir. Aujourd'hui, son commerce est totalement interdit.