Svelte, curieux, malin et hyperactif (il ne sait pas poser pour une photo...), le saïmiri a hérité du surnom de singe-écureuil. Pour approcher ce primate, il faut attendre l´heure du repas. C´est à ce moment que les groupes de saïmiris descendent de la canopée et rejoignent les strates basses et moyennes de la forêt, en quête d´insectes, de fruits, de feuilles entre autres petites douceurs culinaires. Un instant parfait pour sortir le téléobjectif !
samedi 10 juillet 2010
Un singe écureuil
Svelte, curieux, malin et hyperactif (il ne sait pas poser pour une photo...), le saïmiri a hérité du surnom de singe-écureuil. Pour approcher ce primate, il faut attendre l´heure du repas. C´est à ce moment que les groupes de saïmiris descendent de la canopée et rejoignent les strates basses et moyennes de la forêt, en quête d´insectes, de fruits, de feuilles entre autres petites douceurs culinaires. Un instant parfait pour sortir le téléobjectif !
mardi 29 juin 2010
Des grenouilles au dessus de la tête
Les grenouilles arboricoles illustrent bien cette stratification verticale de la “jungle”. Certaines espèces de la canopée, pourtant inféodées au milieu aquatique pour se reproduire, se sont complétement déconnectées du sol. Elles trouvent dans les hauteurs des piscines naturelles (cœur d'une broméliacée, cavité d'un tronc...) pour pondre leurs œufs et/ou assurer la survie des têtards.
Pour observer ces amphibiens acrobates, mieux vaut sortir de nuit et balayer avec sa lampe le dessus des feuilles et les branches. Certaines espèces descendent à moins de trois mètres du sol et, avec un peu de chance et de persévérance, se laissent apercevoir : celles des genres Hyla, Agalychnis et Phyllomedusa sont très caractéristiques et les plus photogéniques. L'espèce que nous vous présentons aujourd'hui, repérée vers 23h à la station biologique Jatun Sacha, est une phylloméduse de Vaillant (Phyllomedusa vaillantii).
samedi 19 juin 2010
La mante de la "manta"
Cette nuit là, dans l'espoir d'attirer quelques beaux spécimens de l'entomofaune, nous mettons en place un piège lumineux près de notre cabane, localement appelé “manta”. Le concept est simple : étendre un grand drap blanc entre deux arbres au travers d'un sentier, l'éclairer avec une lampe U.V. et laisser mijoter quelques heures la nuit tombée.
Le résultat n'est pas à la hauteur de nos espérances et bon nombre d'insectes ignorent notre guet-apens. Par ailleurs, notre cabane ne possédant que de simples ouvertures grillagées en guise de fenêtres, des centaines de fourmis ailées envahissent rapidement la chambre et rendent l'expérience infernale.
Toutefois, nous ne terminerons pas la soirée “bredouilles”. Nous capturons dans une boîte en plastique une superbe mante de 15 cm et dès le lendemain, nous nous mettons au travail pour la photographier. De la tête à l'abdomen, la mante est recouverte d'une sorte de bouclier, aux allures de feuille. Cachée sous cette protection cuticulaire se dissimule une arme redoutable : une paire de pattes ravisseuses qui permettent à l'orthoptère d'attraper ses proies, bien souvent d'autres insectes.
mercredi 9 juin 2010
Bolitoglossa : un amphibien “reptiloforme”
“Jatun Sacha”, en langue locale Kichwa, signifie “la grande forêt”. C'est aussi le nom donné à une ONG équatorienne créée en 1989, impliquée dans des projets de conservation de la biodiversité. L'ONG possède plusieurs stations biologiques dans tout le pays et l'une d'entre elles, située dans une forêt tropicale humide de 2 500 hectares, n'est qu'à 20 km du village de Campo Cocha (voir messages précédents). Ici, les mammifères sont timides mais les petites bêtes abondent, surtout de nuit : criquets-feuille, grenouilles arboricoles, amblypyges, etc.
Le premier soir, à la lumière de nos lampes frontales, nous tombons nez-à-nez avec une drôle de bestiole. Sa forme est celle d'un lézard mais sa peau, visqueuse et sans écailles, est celle d'un amphibien : enfin une salamandre ! (Bolitoglossa equatoriana).
Les urodèles restent discrets en forêt tropicale mais cette espèce semble commune aux alentours de la station. En bordure de sentier, nous en décelons une à deux chaque nuit, à hauteur d´homme. Une facilité qui nous étonne encore car après 18 mois passés sous les tropiques, cette salamandre est bien la première que nous photographions !
dimanche 30 mai 2010
Le plus gros rongeur du monde
Observer un capybara en Amazonie équatorienne est relativement difficile. Nous n'avons d'ailleurs pas encore eu cette chance. Notre première rencontre avec l'Hydrochaeridae se fait en réalité dans le centre de secours pour espèces sauvages Amazoonico, le long du rio Arujano. Ici, les animaux blessés, abandonnés ou issus du trafic illégal, retrouvent une vie paisible. Des volontaires du monde entier apportent leur soutien pour nourrir les réfugiés, entretenir leurs enclos et, lorsque cela est possible, les réintroduire dans leur environnement.
Amazoonico n'est pas la seule structure de ce type que nous ayons visité. Ces centres sont l'occasion d'ouvrir les yeux sur le scandaleux marché des animaux braconnés. Ils offrent aussi l'opportunité d'observer de près des espèces aux habitudes timides, telles l'ocelot ou l'anaconda. Et malgré sa semi-liberté, notre séance photo avec le capybara n'a rien perdu de sa magie.
lundi 24 mai 2010
Du poison à fleur de peau
La famille des Dendrobatidae regroupe des espèces de grenouilles particulièrement toxiques. Les anglo-saxons ont d'ailleurs l'habitude de les surnommer “poison frogs”. Leurs couleurs très vives ne sont ni plus ni moins qu'un avertissement aux éventuels prédateurs. Ces amphibiens sécrètent par la peau un puissant poison à base d'alcaloïdes, parfois mortel (pour quelques espèces du genre Phyllobates). Ce poison est dangereux lorsqu'il entre en contact avec les muqueuses. Mieux vaut donc éviter de se frotter les yeux ou mettre les doigts dans la bouche sans se savonner les mains au préalable !
mardi 18 mai 2010
Cache-cache en Amazonie
Ici, il n'est pas nécessaire de marcher des heures dans le sous-bois pour découvrir d'étranges créatures. A deux pas de notre cabane, à l'ombre de la végétation, des phasmes de 20 cm tentent de passer inaperçus. Mais notre oeil, maintenant bien affuté, ne se laisse pas prendre au piège...
Il existe plusieurs centaines d'espèces de phasmes, répartis majoritairement sous les tropiques. Ces insectes sont des spécialistes du camouflage et de la supercherie : imitant brindilles, feuilles, lichens, ils se fondent à la perfection dans leur environnement. Au-delà de ce mimétisme de forme (homotypie) et de couleur (homochromie), le phasme nous étonne par son comportement : en se déplaçant par à-coups, il donne l'impression d'une branche ballotée par le vent.

Nous ne résistons pas à l'envie de le taquiner du bout des doigts. Au premier contact, l'invertébré étend sa première paire de pattes dans le prolongement du corps, accentuant ainsi les traits de sa silhouette “arboricole”. Les phasmes ne sont pas les seuls à jouer ce cache-cache forestier. Plus que jamais, il nous faudra inspecter les moindres recoins de la végétation pour débusquer leurs concurrents...